Artboard 12
Peintre

Alexandra Wolframm

Il faut beaucoup de courage à un artiste contemporain pour se concentrer sur la peinture paysagiste. Bien qu’elle ait toujours été présente dans l’Histoire de l’art, elle ne répond que rarement aux critères de l’art contemporain. Malgré tout, certains artistes parviennent à amorcer un virage qui permet aux spectateurs de se détacher de la splendeur que la nature nous offre, pour la contempler plus profondément.

Le travail d’Alexandra Wolframm (1971, Berlin) capte la subtile frontière entre vision et imagination mais aussi l’équilibre impossible entre la conception humaine du temps et la sérénité de la nature. Après des études de droit et un début de carrière dans le domaine juridique, Alexandra a décidé de changer de vie et de vivre sa passion pour l’art. Elle quitte alors l’Allemagne pour s’installer en Italie ou commence sa carrière artistique. Elle étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Rome (Accademia di Belle Arti) et participe ensuite à des expositions personnelles et collectives, ainsi qu’à la Biennale de Venise.

Le courage dont elle a fait preuve en quittant une carrière toute tracée prouve son intégrité artistique que l’on ne peut qu’applaudir lorsqu’on admire ses travaux. En combinant un regard contemporain avec une maîtrise parfaite de la technique, Alexandra marque son empreinte dans l’histoire de la peinture. On trouvera dans son travail des références à des grands maîtres de la peinture classique mais aussi l’influence importante de la photo et du cinéma.

Chacune de ses peintures s’impose d’elle-même comme la nature le fait, beauté et grandeur, puissance et mystère… La nature, cet immense organisme vivant que l’homme essaie désespérément d’apprivoiser. En parlant du contrôle de l’homme sur la nature, nous pourrons sentir l’aura poétique dans ses projets de sculpture comme celui des pierres en porcelaine. Au travers d’un processus de sculpture, de modelage et de peinture, à la fois sensuel et méditatif, Alexandra se consacre entièrement à un objet aussi banal qu’une pierre trouvée sur la plage et le transforme en un élément aux antipodes de ses caractéristiques initiales : La pierre devient fragile, organique et éphémère.

Stefan Pollak

Inspirations