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Focus On

4.05.2018 - 20H05 par La peau de l’ours

Focus On Gwendoline Perrigueux

Entre béton, cuir, métal et paillettes, rencontre avec la pétillante Gwendoline Perrigueux dans son atelier parisien…

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

Après avoir obtenu mon BTS communication visuelle, j’ai décidé de poursuivre mon cursus aux Beaux Arts de Paris. J’ai développé ma pratique artistique lors d’un séjour Erasmus à la Centrale Saint Martin’s School de Londres. J’ai ensuite obtenu mon DNSAP aux Beaux Arts de Paris en 2013 et fondé l’atelier ChezKit avec Cyril Zarcone et Coline Cuni. L’atelier ChezKit regroupe treize artistes résidents, à Pantin. ChezKit est un lieu de création et d’exposition qui s’engage dans une programmation régulière d’évènements artistiques avec, entre autres, des invitations de jeunes commissaires.

Après deux résidences en France, une chez le collectif Curry Vavart, au manoir de Soisay, et une autre en Suède, j’ai participé à plusieurs expositions collectives dont deux à la Galerie Perception Park à Paris et une à la Galerie Eric Mouchet. J’ai été aussi invitée au projet d’édition et d’exposition du collectif Born And Die qui était visible à la Under Construction Gallery puis chez Arondit.

Un peu comme une évidence, le béton, le cuir, le métal et les paillettes font entièrement partie de ton vocabulaire plastique. D’où cela vient-il ?

A travers mon travail, je m’interroge sur le plaisir notamment celui de la fête et plus particulièrement sur les changements d’états des émotions, des formes et des matériaux. Ces matériaux, présents dans mon quotidien, possèdent des caractéristiques bien différentes et me permettent de chercher des combinaisons étonnantes, mouvantes et évolutives.

C’est ce qui donne tout son côté acidulé et girly à ton travail, mais ne faut-il pas se méfier des apparences ?

Par ma pratique de la sculpture, je souhaite capturer des instants qui lient le sentiment d’euphorie à celui du blues, voire du spleen, et créer des images qui incarnent ces changements d’états. C’est ma façon de constater et d’appréhender certaines réalités. C’est un vrai stimulant au quotidien. En les saupoudrant de paillettes, un bref instant de légèreté est initié. Méfiez-vous donc des apparences car plus grande sera la montée, plus violente sera la redescente.

S’il y avait une œuvre que tu devais choisir parmi les cinq présentées par LPDO, laquelle serait-elle ? Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Je choisirais la série des Temps D’arrêt.

Il est à première vue difficile de savoir si ces objets exposés relèvent plus de l’art ou du design. L’ambiguïté́ est d’autant plus grande que les visiteurs sont invités à les toucher et, surtout, à les utiliser. La différence fondamentale se situe probablement dans la mission première de ces œuvres ouvertes. Accepter de s’appuyer sur l’un de ces coussins, c’est choisir de ralentir et de prendre conscience du moment présent.

Pour terminer, quelles sont tes futurs projets ? (expos, pièces en cours, résidences, etc…)

Avec le soutien de la DRAC Ile-de-France, je mène toute cette année un projet de sculpture et d’édition avec les résidents de l’EHPAD de Provins. Le projet sera visible lors de mon exposition personnelle que je prépare pour mai prochain. L’exposition se tiendra du 16 Mai au 7 Juillet, à Provins.

Je travaille avec Wipart sur un prochain épisode Work In Progress à venir sur leur plateforme web wipart.fr

Je travaille aussi sur la programmation des évènements à venir ChezKit.