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Portfolio

Louise Malfait

Grâce à Louise Malfait, notre communauté peut s’enorgueillir de compter sur la digne représentante d’une génération qui marquera l’évolution du monde de l’art. Avec un peu de chance, vous rencontrerez Louise entre un vernissage, un festival de musique électronique ou la projection d’un film en avant-première.

Intrigante, la plus jeune de nos prescriptrices nous dévoile ses inspirations qui marquent le début d’une carrière prometteuse…

Quel parcours vous a amenée à devenir Fair Manager de l’Affordable Art Fair de Bruxelles?

Jeune, j’ai étudié l’architecture à la LUCA school of art de Gand, ma ville natale. Après avoir obtenu mon diplôme en « Communication Management » à Bruxelles, où je vis actuellement, j’ai eu la chance de réaliser des stages très enrichissants chez Sophie Carrée et Base Design, deux agences spécialisées dans la communication.

C’est également après un stage de 6 mois que je suis devenue Fair Manager de l’Affordable Art Fair de Bruxelles. J’ai immédiatement été conquise par le concept qui dispose encore d’un potentiel d’évolution. Ce sera ma 3ème édition en 2018 et je suis toujours aussi enthousiaste.

À quand remontent vos premières rencontres avec l’art ?

Je proviens d’une famille où l’art, l’architecture et le design font partie de notre ADN.

Ma mère a toujours eu sur moi une forte influence culturelle. Musées, expositions, opéras, ballet, Biennales d’art et d’architecture à l’étranger, elle m’a emmenée partout où elle pouvait. Probablement une des raisons qui m’ont poussée à m’engager dans le monde de l’art.

J’ai d’ailleurs toujours dit que je ne voulais pas devenir une artiste mais que je voulais représenter leur travail.

Alors que vous êtes vous-même au début de votre carrière, arrivez-vous à apporter un soutien aux jeunes artistes?

À côté de l’organisation de l’Affordable Art Fair, j’ai toujours supporté et encouragé les artistes émergents, notamment en développant la « platformprojects ». Ce projet donne la possibilité aux étudiants en Master de la Sint Lucas school of arts Antwerp d’exposer leur travail durant la foire.

Chaque année, nous organisons également les « Young and Emerging Talents Awards », où des jeunes artistes émergents, qui ne sont pas encore représentés par une galerie, peuvent exposer leurs œuvres pendant toute la durée du salon. Le but est de leur ouvrir des opportunités leur permettant d’atteindre leur plein potentiel.

Depuis l’âge de 23 ans, j’ai moi-même commencé une collection principalement constituée de jeunes artistes émergents que j’adore.

Je ne me pose pas de questions quand j’achète une œuvre, je dois juste être émotionnellement attirée par celle-ci, et m’y attacher...

Avez-vous fait des rencontres qui vous ont marquées durant ces dernières années?

Je fais chaque jour des rencontres qui sont toutes différentes mais aussi importantes les unes que les autres. C’est l’ensemble du réseau qui constitue son importance et qui permet de faire des rencontres intéressantes. Faire partie de la scène artistique nécessite de se renouveler année après année. Ce qui signifie aussi faire de nouvelles rencontres.

 

Quelles sont vos plus beaux souvenirs lors de l’organisation de l’Affordable Art Fair?

Mon meilleur souvenir se reproduit chaque année durant l’organisation de la foire. Ce moment, où partant de rien, la foire apparaît dans son intégralité. Voir le travail acharné d’une année se transformer en un évènement qui convient à tous les participants, partenaires et visiteurs.

Que fait Louise Malfait durant son temps libre?

J’adore voyager à l’étranger pour y découvrir de nouveaux lieux, foires et espaces culturels. S’inspirer de nouvelles cultures et influences, aller aux vernissages et preview, rencontrer des gens et faire la fête. J’aime faire de nouvelles connaissances et passer du temps avec les anciennes.

Tout est une question d’expérience et de moments à partager...

Quand arrive enfin le dimanche, mon jour préféré de la semaine, je passe sur les marchés aux puces à la recherche de nouveaux trésors ou en flânant dans les rues de la ville à la recherche de nouveaux endroits.

Un mot sur votre sélection curatoriale pour La peau de l’ours?

La première œuvre que j’ai achetée a été réalisée par l’artiste Benjamin Ottoz. Ce qui, inconsciemment, m’a poussée à commencer ma collection d’art.

C’est une des raisons qui m’a conduite à choisir Benjamin pour ma sélection curatoriale. Je suis tombée amoureuse de chacune des séries « Serendipity » où l’artiste utilise différentes techniques fascinantes. Il structure l’espace grâce à ses variations de monochromes. « Serendipity » évoque également le relief des montagnes et les drapés faisant échos à l’histoire de la peinture.

Des souvenirs d’exposition?

J’ai récemment visité la seconde édition de la Code Art Fair de Copenhague, pour le plaisir, pas pour le travail. Une visite éclair de 48h qui valait vraiment le détour.

L’exposition qui m’a marquée le plus est ma première Biennale de Venise, j’avais 7 ans. C’est probablement ce qui a éveillé en moi cet intérêt pour l’art qui évoluera au fil du temps…


Photos : Miles Fischler

La sélection curatoriale de Louise Malfait